L’oie des neiges (anser caerulescens)
L’oie des neiges participe à la fin de la migration de Printemps permettant de survoler les grands espaces de la toundra arctique avant de se poser avec elle sur ses lieux de reproduction où nous découvrirons ses poussins. Sa migration postnuptiale est un magnifique prétexte pour symboliser l’automne et les couleurs flamboyantes et chaleureuses que cette saison donne aux arbres. Les grandes forêts nord américaines de mélèzes, de bouleaux et d’érables sont survolées par un groupe d’oies des neiges.
Caractéristiques :
Taille : 71-76 cm Poids : 3 à 3,5 kg Vol : 55-95 km/h Altitude :
2000 m Distance parcourue : 5000-6000 km
Exception faite des rémiges primaires noires, au bout de leurs ailes, les Oies des neiges adultes sont presque entièrement blanches. Elles réalisent une mue totale lors de la saison de reproduction qui les empêche de voler pendant environ 1 mois.
Le bec rosé, étroit et assez haut est robuste et pourvu de denticules. Il permet aux Oies des neiges de se nourrir des racines des plantes qui poussent sur les berges vaseuses. En fouillant dans la vase en quête de racines, leurs têtes se teintent d’une couleur brun rouille à cause des traces de fer dans la boue.
Les liens familiaux sont très importants chez l’Oie des neiges. Le couple est en effet uni à vie et le mâle participe à l’élevage des jeunes. Les oisons resteront avec leurs parents durant toute la première année de leur vie.
Habitat : Leurs migrations les conduisent successivement dans des habitats particuliers répondant chacun à des exigences bien précises.
En été : reproduction en pleine toundra arctique en colonie plus ou moins éparse.
Les oiseaux en train de muer (août) se tiennent habituellement près des lacs, qui permettent d’échapper facilement aux prédateurs.
Printemps et automne : champs, marécages et marais salants.
Alimentation : Herbivore : se nourrit de racines, de rhizomes, de plantes aquatiques, de feuilles d’une grande variété de graminées, de grains d’avoine, de maïs, de soja et de blé d’hiver qu’elle trouve dans les champs.
Reproduction : Les Oies des neiges nichent essentiellement dans tout l’Arctique américain. Elles nichent au sol, en général au sein de petites colonies vaguement liées les unes aux autres.
Les oiseaux arrivent à leurs lieux de reproduction début juin. Environ dix jours plus tard, ils bâtissent leur nid dans les basses terres humides ainsi que sur les versants secs des collines et dans des ravins abrités.
Le nid est en général placé dans une petite dépression du sol. Il est construit de petits morceaux de plantes séchées, que la femelle trouve dans le voisinage immédiat, ainsi que du duvet détaché de sa poitrine et de son ventre.
Ponte : 4 ou 5 œufs vers la mi-Juin. Au cours des 24 jours qui suivent, pendant que la femelle couve ses œufs, le jars reste près d’elle et ne s’éloigne que rarement à plus de 50 m du nid. La femelle quitte le nid plusieurs fois par jour pour se nourrir, mais seulement durant environ 15 minutes chaque fois.
Éclosion : Vers la mi-Juillet. Les poussins quittent le nid environ 24 heures après l’éclosion. Six semaines plus tard, ils pèsent environ 2 kg, ont changé leur duvet jaunâtre pour le plumage juvénile gris et blanc et peuvent s’envoler pour la première fois. Ils sont prêts à entreprendre la migration vers le sud dès la première semaine de Septembre.
C’est à la fin de leur première année que leur plumage commence à devenir blanc (teinte blanche définitive : vers 3 ans).
Maturité sexuelle : vers l’âge de 2 ou 3 ans.
Migration : Distance parcourue pour chaque migration : entre 3 600 et 4700 km.
Migration printanière
Au mois de mars, les Oies des neiges laissent leur habitat d’hiver (côte est des USA : entre New Jersey et la Caroline du Nord) et se dirigent vers le nord. La première semaine d’avril, elles commencent à arriver aux alentours du fleuve Saint-Laurent où elles se reposent jusque vers le 25 mai. Les oiseaux partent ensuite pour la dernière étape de leur voyage vers le nord, traversant la partie centrale du Québec jusqu’aux îles du nord-est de l’Arctique.
Migration automnale
Les oiseaux quittent l’Arctique en septembre lorsque le sol et les étangs d’eau douce commencent à geler. Le voyage de 3 000 à 4 000 km jusqu’au fleuve Saint-Laurent pourrait probablement se faire en cinq ou six jours, mais parfois les oiseaux n’arrivent pas au fleuve avant la mi-octobre.
Apparemment, ils s’arrêtent quelques fois au cours de leur déplacement vers le sud, avec une dernière halte avant le Saint-Laurent, dans la péninsule de l’Ungava. De là, les oies atteignent le Saint-Laurent. Elles y font escale quelques semaines en octobre pour y retrouver des forces et reprennent au début de novembre leur migration vers leurs quartiers d’hiver plus au sud.
Statut : Au début du siècle, on estimait à environ 3 000 oiseaux la population globale d’Oies des neiges. Leur nombre a augmenté depuis et il s’élève maintenant à plus de 400 000.
Où et Quand les voir ?
– Canada
- Cap Tourmente : Mai et Octobre
- Ile Bylot (principale colonie de nidification de l’espèce) : Juin à Août
- Ile Wrangel (colonie de reproduction) : Juin à Août
– U.S.A
- Parc national de Sacramento, Californie : en hiver
- Delaware Bay, New Jersey : en hiver

